Une soirée dans un centre ville, en France, en 2009

Comme il n’y a pas que le cinéma dans la vie, parlez de tout ce que vous voulez (... et même de cinéma !)

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Thorn
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Une soirée dans un centre ville, en France, en 2009

Post by Thorn »

Une soirée dans un centre ville, en France, en 2009
Jeudi 19 nomvembre

Ça faisait quelque temps que je n'étais pas allé au cinéma, et a fortiori pour y voir un film en VF (...), mais bon, 2012 sur grand écran c'était quand même assez tentant, et j'étais de plus avec..une amie, disons. Soyons fous, donc.

D'emblée, le prix du ticket, 9€80 dans ta face, fait penser qu'il a intérêt à déchirer sa mère, ce film. Où l'on voit qu'a nettement changé le rapport qu'on peut entretenir avec le cinéma : il y a encore quelque années, on pouvait se dire : "On fait quoi ce soir ?", "Chais pas, si on allait au cinéma ?" "ah ouais, tiens, sympa". À présent, ce serait plutôt : "on fait quoi ce soir ?" "Alors là, aaaaattention, c'est fête c'est Noël : on va au cinéma !!!!!" "Ouahou !". De loisir agréable et anodin, le fait d'aller mater de la pelloche en grand est devenu un quasi-évènement. Et un loisir dont le coût devient de plus en plus dissuasif. Quand on voit les exploitants de salles et les épiciers comptable genre Luc Besson mentir en prétendant que le téléchargement illégal ruine l'industrie du film, CSP lui a la solution : diviser le prix du billet par deux. Et ils retourneront au cinéma, les gens, c'est aussi simple que ça.

Je n'avais pas souvenir que les grandes salles étaient des lieux aussi vivants, cependant. En effet, nombre de spectateurs ne se contentent pas d'être là pour bêtement y voir un film : ils doivent penser qu'ils sont dans leur salon et que l'écran plat est un peu plus grand que d'habitude, voilà tout. Ils y bouffent, ils y boivent, ne se privent pas de commenter le film en cours à leur voisin de fauteuil, et surtout, ils ont un portable dernière génération greffé à la main. Dans l'obscurité de la salle, on pouvait voir régulièrement des petites loupiotes s'allumer, puis s'éteindre, tant il est absolument nécessaire en tout temps et en tout lieux d'envoyer des sms et de consulter son compte Facebook. (...)

Un mot sur le film, puisque c'était la raison de notre présence en ces lieux, tout de même : 2012 est le premier film catastrophe de l'ère Obama, c'est réellement frappant. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu autant de Noirs dans des rôles titres depuis...en fait, je n'ai pas de souvenir de ça, voilà. S'achevant sur une vision très "yes we can" de l'avenir de l'humanité - où le continent africain est le seul à émerger des eaux...- 2012 dégouline littéralement de bons sentiments au point d'enfoncer de très loin ce qui ce fait habituellement dans le cinéma de genre hollywoodien, pourtant pas finaud quand il s'agit d'y aller dans la guimauve. On pourra cependant aller le voir pour des effets spéciaux qui enfoncent Transformers, tant certaines scènes laissent pantois - et c'est un gros blasé qui parle. De plus, on y voit la Californie être rayée de la carte en 5 minutes, et il ne faut jamais bouder son plaisir.

(...)
Lien de l'article original :
C S P (Comité du Salut Public)
http://comite-de-salut-public.blogspot. ... le-en.html
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