« Gainsbarre »
Les boîtes de nuit, les beuveries, le noctambulisme, la décrépitude physique… De plus en plus, « Gainsbarre » succédera à Gainsbourg avec quelques apparitions télévisées plus ou moins alcoolisées. Il forge ainsi sa légende de poète maudit mal rasé et ivre qui lui vaut tantôt l'admiration, tantôt le dégoût. Au bout de dix ans, Jane Birkin n'en peut plus et le quitte.
Gainsbourg écrit son nouvel album reggae avec ces paroles sur Ecce Homo :
Et ouais c'est moi Gainsbarre
On me trouve au hasard
Des night-clubs et des bars
Américains c'est bonnard
...Il est reggae hilare
Le coeur percé de part en part.
Il rencontre une nouvelle égérie, Bambou, pour laquelle, manie gainsbourgienne, il ne peut s'empêcher de composer. Il lui fait chanter quelques titres qui ne rencontrent pas les faveurs du public (Made in China, 1989).
Son œuvre intégrale sort en coffret CD avec de nombreux introuvables que les collectionneurs s'arrachent à prix d'or ; toutefois, les chansons écrites pour ses interprètes ne sont pas incluses. Il part ensuite pour New York où il enregistre ses deux derniers albums, Love on the Beat et You're Under Arrest. Après le reggae, il se frotte au hip-hop et au funk. Il se produit de longues semaines en concert au Casino de Paris.
Gainsbourg s'éteint en 1991 à la suite d'une cinquième crise cardiaque (un comble pour celui qui suivait affligé les enterrements de ses cardiologues successifs).
Il est enterré avec ses parents au cimetière du Montparnasse (1re section) à Paris où sa tombe est l'une des plus visitées avec celles de Jean-Paul Sartre — Simone de Beauvoir et de Charles Baudelaire qu'il mit en musique (Baudelaire, Le serpent qui danse, Album nº 4, 1962). Depuis 1991, sa tombe déborde constamment de plantes et objets divers (photos, choux - pour L'Homme à la tête de..., petits mots, paquet de GITANE, tickets de métro recouverts d'un message - ce qu'on retrouve sur d'autres tombes du cimetière mais qui pour l'auteur du Poinçonneur des Lilas a une saveur particulière). La tombe porte le nom de Serge Gainsbourg et de ses parents, Olga (1894-1985) et Joseph (1896-1971) Ginsburg.
Lors de son enterrement, le 7 mars 1991, vinrent notamment parmi la foule, outre sa famille, Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Françoise Hardy, Patrice Chéreau, Renaud, Johnny Hallyday, les ministres Jack Lang et Catherine Tasca, et les brigades de cuisiniers et serveurs du restaurant Marc Meneau, où il avait passé ses derniers jours. Catherine Deneuve lut sur la tombe le texte de la chanson Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve.
On peut dire, en 2006, que Gainsbourg demeure une présence influente et importante de la chanson française. De nombreux chanteurs de la « nouvelle scène française » le citent en référence ainsi que certains rappeurs comme Stomy Bugsy, MC Solaar ou la Scred Connexion.
Serge Gainsbourg est le père de l'actrice Charlotte Gainsbourg, issue de son union avec la comédienne et chanteuse Jane Birkin. Il a interprété, avec sa fille, le morceau Lemon Incest dans l'album Love on the beat en 1984. Il a également écrit et composé pour elle l'album Charlotte for Ever en 1986.
Il est également le père d'un garçon, Lucien dit Lulu Gainsbourg, né en 1986 de son union avec Bambou. Il a deux autres enfants, Natacha, née le 8 août 1964 et Paul, né au printemps 1968, nés d'un précédent mariage avec Françoise Pancrazzi, dite Béatrice, dite « la princesse Galitzine » avec laquelle il vécut un peu moins d'une décennie dans les années 1960.
Source : Wikipedia