Droguerie – De l’ecstasy au menu d’une nouvelle émission

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Thorn
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Droguerie – De l’ecstasy au menu d’une nouvelle émission

Messagepar Thorn » 27 Sep 2012 10:43

DROGUERIE – De l’ecstasy au menu d’une nouvelle émission controversée en Grande-Bretagne

lemonde.fr - 29.09.12

Intitulée "Drugs Live: the Ecstasy Trial" ("Drogues en direct : le test de l'ecstasy"), une nouvelle émission, dont le premier épisode est diffusé mercredi soir à 22 heures sur Channel 4, fait polémique outre-Manche. Le scénario : six volontaires ingèrent une dose de 83 milligrammes de MDMA (le principe actif de l'ecstasy), ou une pilule placebo, avant d'être enfournés dans un scanner IRM et de passer une batterie de tests, "pour évaluer les effets de la drogue sur la mémoire, les capacités intellectuelles et cognitives", relate le site France Info.

L'ambiance n'est pas franchement psychédélique, mais plutôt blouse blanche et clinique, pour cette émission tournée dans les laboratoires de l'Imperial College de Londres, et supervisée par un médecin et un psychiatre. La plupart des participants, raille le Daily Mail, "sembleraient plus à l'aise devant une bonne tasse de thé" que face à des amphétamines. Parmi eux, un ancien député britannique de centre droit, un journaliste, un acteur, un ancien militaire, ou encore une femme pasteur...

La plupart ont déjà relaté leur expérience dans la presse, au risque de gâcher le suspens d'une émission dédiée "à amuser la nation, pardon, à faire progresser la sciences", ironise malicieusement le Daily Mail. Sur la vingtaine de participants, seul l'ancien soldat en a tiré une mauvaise expérience – la plongée quatre-vingt-dix minutes durant, en pleine montée des effets de la drogue, dans un scanner IRM y étant sans doute pour quelque chose. Le rédacteur en chef adjoint du New Scientist, Graham Lawton, relate lui une expérience qui commence par des picotis dans le ventre, avant de tourner en "explosion d'une vague de bonheur", teintée de quelques épisodes de panique, rapporte The Sun. L'écrivain à succès Lionel Shriver décrit, elle, une "ouverture des sens", de la lumière, des couleurs luxuriantes. L'acteur Keith Allen, enfin, n'a rien senti "d'exceptionnel", si ce n'est que "j'étais vraiment léger sur mes pieds. J'ai cru que j'allais tomber".

Au-delà de ces expériences personnelles, Channel 4 défend son programme, qu'elle qualifie d'éthique et de scientifique. Certains en doutent toutefois, au point que le gouvernement britannique s'est lui-même mêlé de l'affaire. Le porte-parole du ministère de l'intérieur a ainsi condamné le risque de "banaliser un problème sérieux", relate le Daily Mail. The Sun cite quant à lui Julia Manning, du club de réflexion 2020 Health, qui évoque un programme aussi "imprudent" qu'"inutile", puisque les effets de cette drogue sur le corps sont déjà bien documentés. Une des principales critiques touche aussi le casting de l'émission, dont l'acteur Keith Allen, père de la chanteuse Lily Allen, qui risque de "rendre glamour" la prise de drogue.

L'étude est menée entre autres par le professeur Nutt, mis à la porte du Conseil consultatif sur l'abus de drogues après avoir affirmé que l'alcool et le tabac étaient plus nocifs que le LSD, le cannabis et l'ecstasy – et que cette dernière drogue était au moins aussi dangereuse que de faire de l'équitation. Le Guardian prend lui aussi part au débat en soulignant notamment qu"'il y a une réelle préoccupation chez de nombreux scientifiques sur le fait que la classification officielle de cette drogue en classe A exagère le danger qu'elle représente pour la société, et interdit d'importantes recherches qui pourraient aider ceux qui souffrent de dépression et de troubles de stress post-traumatique". "C'est une grande question à un moment où des soldats reviennent d'Afghanistan, souligne le professeur Val Curran dans The Sun, spécialisé dans les drogues à l'University College de Londres, qui codirige l'étude. La prise d'ecstasy lors d'une psychothérapie pourrait aider des millions de personnes qui souffrent de dépression, mais chez qui les antidépresseurs ne fonctionnent pas."

La MDMA a en effet connu, avant son usage récréatif popularisé dans les années 1980, un usage médical, rappelle le Guardian : elle a été brevetée, à l'origine, par des scientifiques allemands pour contrôler le saignement. En 1993, la substance fait ses preuves en aidant Donna Kilgore, victime de viol, à surmonter ses troubles psychologiques : "Ce que la MDMA a fait, c'est de dissiper le brouillard, pour que je puisse voir", dit-elle. Deux ans plus tard, une adolescente anglaise de 18 ans, Leah Betts, meurt après en avoir consommé. "La tragédie de Leah Betts, et d'autres décès similaires, ont eu tendance à motiver la politique du gouvernement, davantage que l'expérience de Donna Kilgore", remarque le Guardian.


Source :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/

Article original :
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/ ... -bretagne/

Harybald
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Re: Droguerie – De l’ecstasy au menu d’une nouvelle émission

Messagepar Harybald » 11 Mar 2015 12:52

La plupart ont déjà relaté leur expérience dans la presse, au risque de gâcher le suspens d'une émission dédiée "à amuser la nation, pardon, à faire progresser la sciences", ironise malicieusement le Daily Mail. Sur la vingtaine de participants, seul l'ancien soldat en a tiré une mauvaise expérience – la plongée quatre-vingt-dix minutes durant, en pleine montée des effets de la drogue, dans un scanner IRM y étant sans doute pour quelque chose. Le rédacteur en chef adjoint du New Scientist, Graham Lawton, relate lui une expérience qui commence par des picotis dans le ventre, avant de tourner en "explosion d'une vague de bonheur", teintée de quelques épisodes de panique, rapporte The Sun. L'écrivain à succès Lionel Shriver décrit, elle, une "ouverture des sens", de la lumière, des couleurs luxuriantes. L'acteur Keith Allen, enfin, n'a rien senti "d'exceptionnel", si ce n'est que "j'étais vraiment léger sur mes pieds. J'ai cru que j'allais tomber".

parafine
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Re: Droguerie – De l’ecstasy au menu d’une nouvelle émission

Messagepar parafine » 07 Avr 2016 06:06

Harybald a écrit :La plupart ont déjà relaté leur expérience dans la presse, au risque de gâcher le suspens d'une émission dédiée "à amuser la nation, pardon, à faire progresser la sciences", ironise malicieusement le Daily Mail. Sur la vingtaine de participants, seul l'ancien soldat en a tiré une mauvaise expérience – la plongée quatre-vingt-dix minutes durant comparateur mutuelle chat, en pleine montée des effets de la drogue, dans un scanner IRM y étant sans doute pour quelque chose. Le rédacteur en chef adjoint du New Scientist, Graham Lawton, relate lui une expérience qui commence par des picotis dans le ventre, avant de tourner en "explosion d'une vague de bonheur", teintée de quelques épisodes de panique, rapporte The Sun. L'écrivain à succès Lionel Shriver décrit, elle, une "ouverture des sens", de la lumière, des couleurs luxuriantes. L'acteur Keith Allen, enfin, n'a rien senti "d'exceptionnel", si ce n'est que "j'étais vraiment léger sur mes pieds. J'ai cru que j'allais tomber".


L'ecstasy est classé parmis les drogues dures, en même temps aucun drogue n'est bon. Ce genre d'émission ne m'amuse pas trop en tout cas.
Exposer au grand public les expériences des gens reste quand même l'un des meilleures moyens pour diminuer la consommation des ces produits illicites.


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