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Posté : 18 Jan 2010 12:55
par Thorn
Mathieu Kassovitz : "En ce moment, j’installe Mac OS sur des PC"

Image Quand il ne tourne pas, Mathieu passe son temps à améliorer ses Mac et à hacker des iPhone.

Mathieu Kassovitz est un homme de passions. Celle du cinéma va de pair avec celle qu’il a pour les technologies.

De quand date ta passion pour les technologies ?

Mathieu Kassovitz - Depuis que je suis môme, j’aime la techno et les gadgets. C’est la science-fiction et le design qui m’ont donné cette passion. Quand j’avais 9 ou 10 ans, les gosses de mon âge rêvaient de s’acheter un Sinclair ZX80 qui coûtait à l’époque 900 francs. Il fallait acheter pour 400 francs 16 ko de mémoire que l’on faisait tenir avec un bout de scotch. A ce moment, je n’avais pas assez de sous pour un Atari ou un Mac. C’est venu un peu plus tard. C’est sur un Mac que j’ai vu mon premier film QuickTime. C’était juste une femme nue qui dansait, mais j’étais halluciné de voir une véritable image vidéo sur un écran d’ordinateur.

Pourquoi le Mac plus que les PC ?

M.K.- (Il éclate de rire) Parce que le PC, ça n’a jamais marché. Et puis surtout, quand on était jeune, on avait le choix entre Windows qui était fait pour les tableurs et le Mac qui a été conçu pour les graphistes. Les musiciens sont arrivés après avec Cubase quand Amiga s’est retiré. Ils ont tous switché sur Mac. Le choix du Mac était naturel. C’est une machine ludique et orienté vers la création. Pourtant j’ai eu des PC. Je me suis acheté plusieurs Vaio avec un distributeurs de 200 DVD. Il n’a jamais marché ! Je continue d’en acheter pour me tenir au courant. Sur Vista, les upgrades sont incompréhensibles et chaque fabricants rajoute ses propres logiciels qui doublonnent et qui demande un niveau d’ingénieur pour les désinstaller. Je ne comprends pas la logique de Windows. C’est peut-être qu’il n’y en a pas.

Pourquoi ne pas installer Windows sur tes Mac ?

M.K.- Je me suis posé la question mais honnêtement, je n’utilise aucun logiciel PC. Par contre, en ce moment, j’installe Mac OS sur des PC. Je fais ça avec un type qui fait du montage et de la colorimétrie avec Color, le logiciel de colorimétrie d’Apple pour le cinéma. J’en ai besoin pour mon prochain film car je pense qu’on peut aujourd’hui tout faire sur une machine à part les CGI (Computer Generated images). On n’a plus besoin de machine dédiées à 100 000 dollars. C’est lui qui m’a dit qu’au lieu de dépenser 4 000 euros dans un Mac, on pouvait s’en fabriquer une pour 1 000 euros.

Quel est le but ? Tu as tout de même les moyens de dépenser ces 4 000 euros.

M.K.- Alors déjà, j’ai des sous quand je peux ! Ensuite, des Mac, j’en ai déjà acheté une trentaine et j’en ai marre de payer pour le design. Et puis, quand je sais que pour 3 000 euros de moins, j’ai une machine qui marche mieux, pourquoi me priver ? Les Mac ne devraient pas coûter aussi cher. On paye le design. Quand on ouvre un MacPro, c’est magnifique. C’est l’OS qui m’intéresse plus que le design. J’adore les nouveaux Mac, ce sont des machines magnifiques mais aujourd’hui, même HP fait de belles machines. Et puis, depuis Intel, les Mac sont des PC. Mais surtout, ce qui est intéressant avec les ordis, c’est le hacking. Il ne s’agit pas de piratage mais de pouvoir construire sa propre machine et ne pas être dans l’uniformisation totale.

Est-ce une manière de cultiver le « Think Different » ?

M.K.- OK mais alors soyons vraiment « Think Different ». Parce que si c’est pour acheter une machine plus performante tous les six mois et devoir transférer ses données à chaque fois, ça n’est plus « Think Different ». Ce qui est différent, c’est de pouvoir faire avec son Mac ou son iPhone des choses pour lesquelles ils n’ont pas été prévus. Mon but est d’utiliser les technologies, pas en devenir un esclave. Le problème d’Apple est qu’il ne permet plus cette liberté. Le seul but est de vraiment s’approprier une machine en craquant. C’est un peu comme le customisation d’une moto ou d’une voiture.

Ce genre de bricolage te passionne vraiment ?

M.K.- Oui, j’y trouve du plaisir, mais je ne peux y consacrer le temps que j’aimerais. Les gamins nous dépassent car ils peuvent passer des journées et des nuits à bidouiller. Chez moi, j’ai une pile de portables Apple qui ne servent plus à rien. Certains sont cassés, mais d’autres ont juste de petits problèmes. Pour les réparer, cela demande des semaines et je ne peux pas arrêter de travailler pendant ce temps alors je me reprends une nouvelle machine. Je sers un peu pour balancer du iTunes sur ma chaîne ou faire des diaporamas, tu vois, ça ne veut plus rien dire. En fait, ce que j’aime vraiment dans les ordis ce sont les interfaces. J’aimerais trouver l’interface parfaite de ce que devrait être l’interaction homme-machine. Avec un groupe d’amis, nous travaillons sur ce genre de chose. Ça fait longtemps que nous travaillons sur cette interface. Même sur Leopard, quand on voit les fenêtres ouvertes qui se superposent à l’écran, on à l’impression d’être dans les années 80. À cause de cela, les ordinateurs restent toujours un peu archaïques. Et je ne parle pas de la souris qui existe depuis 70 ans ni du clavier qui remonte à Gutenberg. Les machines sont plus belles, elles vont plus vite mais on perd toujours trop de temps à les manipuler.

Cependant, l’évolution te permet de partir avec une caméra et un MacBook et de rentrer avec un film.

M.K.- Oui mais malgré tout, quand je monte, j’ai en face de moi quelque chose qui n’est pas du tout organique. Que ce soit sur Avid ou sur Final Cut, il faut toujours utiliser la souris pour régler les pistes son et images, bref, il n’y a rien d’instinctif, d’ergonomique ou de naturel. On perd 70% de son énergie créative à faire tourner la machine.

Pourtant, le numérique a banalisé la réalisation de film. N’importe qui aujourd’hui, peut en faire un avec un caméscope et un ordinateur.

M.K.- C’est vrai. Et dans un an Sony et Panasonic sortiront des caméra en relief et dans deux ans elles seront en 2K et coûteront 5 000 euros à la Fnac et on pourra projeter ses vidéos chez soi sur un écran de 4 mètres. Ce que je veux dire c’est que ça ne s’est pas banalisé mais démocratisé. Mais ça ne veut pas dire que cela donne du talent.

Chez les professionnels, les conséquences sont-elles bonnes ou non ?

M.K.- Il y a du bien et du mauvais dans tout. L’intérêt des de savoir pourquoi on utilise une technologie. Le montage analogique n’a rien à voir avec ce que l’on fait. Aujourd’hui, il y a des plans d’une demie seconde. C’était physiquement impossible à l’époque. Il aurait fallu coller douze images avec douze autres, bref, c’était impossible.

Avec le numérique, des métiers risquent-ils disparaître ?

M.K.- Bien sûr. Dans mon cas, je pourrais me passer de monteur. J’ai les compétences, je connais les machines, mais il faudrait que je puisse rester douze heures par jour devant un écran. J’ai beau aimer cette profession, l’évolution conduit les réalisateurs à pouvoir monter eux-mêmes. C’est dommage car ce sont de vrais professionnels qui connaissent le langage du cinéma. À l’exception du CGI, on pourrait réaliser un film avec deux Mac. C’est arrivé à un point où l’on a même plus besoin d’aller mixer dans les auditoriums.

Es-tu aussi fan de l’iPhone que du Mac ?

M.K.- Oui, depuis son lancement. Je m’en suis acheté un à Los Angeles mais il ne marchait que sur le réseau AT&T. On a attendu que les premiers hacks sortent avec des cartes SIM qu’il fallait commander en Chine. C’était totalement dingue. Les Turbo SIM se vendaient à plus de 100 dollars sur eBay et ne valaient que quelques centimes. On a dû attendre le 11 septembre 2007 que la « Dev Team » sorte sa solution pour jailbraker les iPhone.

Un autre effet négatif est la dématérialisation qui a généré le peer-to-peer. Comment te positionnes-tu avec la loi Hadopi ?

M.K.- Je n’ai jamais rien dit sur le sujet mais pour moi c’est une connerie. L’industrie s’est baisée depuis qu’elle est passée au numérique. Ils n’ont pas vu que le VHS et la cassette audio, c’était très bien. À l’époque, je copiais des VHS avec deux magnétoscopes. La qualité se dégradait à chaque copie, mais c’était acceptable puisque gratuit. Avec le numérique, l’industrie ne s’est pas projeté dans dix ans avec un Internet dix fois plus rapide, des ordinateurs cent fois plus puissants et des DVD copiables en quelques minutes. J’en ai parlé avec Steven Spielberg et d’autres grands réalisateurs américains. Ils dépensent des centaines de millions de dollars afin de trouver une parade contre des petits mecs de 14 ans qui démonteront leur DRM en quelques minutes. Et puis Hadopi ne peut fonctionner car le vrai piratage se passe en se refilant des disques durs remplis de vidéos rippées. Et puis, il ne s’agit plus que de fichiers que l’on copie, déplace ou supprime. Ça ne veut plus rien dire. Pour finir, je suis désolé de dire à l’Hadopi qui, à travers le Sénat et l’Assemblée Nationale, dit « Si vous aimez les artistes, ne piratez pas », mais ce ne sont pas les artistes qui en prennent plein la gueule, ils perdent un peu mais sont encore très bien payés. L’Hadopi ne protège que l’industrie. Et puis il y a des films que ne se piratent pas. Les films en 3D comme Avatar ne peuvent se pirater car ça n’aurait aucun intérêt de les voir sans relief. Pareil pour les films de Jaoui et Bacri mais parce qu’ils s’adressent à un public qui ne pirate pas. Et enfin, les films à succès comme Spiderman ne vivent plus des entrées en salle mais de la vente de produits dérivés. À partir du moment où un film est amorti, il devrait être distribué gratuitement. Au lieu de faire de la répression, il devrait améliorer l’offre et la rendre accessible à tous.

Est-ce que tout cela ne participe pas à la désacralisation du cinéma ?

M.K.- En France, il y a 15 films qui sortent en salle chaque semaine. Les films se désacralisent eux-mêmes parce qu’on ne leur donne pas la place de vivre. Quand vous travaillez deux ans sur un film et que six mois après sa sortie, il est en vente dans les librairies à 2,90 euros avec un fascicule, le cinéma est désacralisé. Le seul moyen de lutter contre ce phénomène est de faire des bons films. Si tu fais un chef d’œuvre, il sera piraté, mais le public ira quand même le voir en salle. Mais en ce moment, les films ne sont que des produits de consommation. À force, les gens qui disposent de centaines de films sur des disques durs ne regardent plus rien. Je pirate aussi, mais cela me sert à me faire une idée sur un film. S’il me plait, je l’achète en Blu-ray pour me faire une vraie séance de cinéma à la maison.

Prince distribue ses CD lors des concerts ou offre des albums en téléchargement. Qui dans le cinéma fait ce qu’il fait dans la musique ?

M.K.- Je suis le premier à vouloir distribuer mes films gratuitement. Su Babylone où j’ai eu des problèmes avec la production, j’ai été à deux doigts de balancer le film sur Internet avant sa sortie en salle. Pour cela, nous aurions pu aller en prison. Bien sur ça allait trop loin et on ne l’aurait pas fait, mais l’idée était marrante. Tout ça pour dire que l’industrie s’est baisée elle-même alors ça ne sert à rien de taper sur des mômes de 15 ans. Et puis à 10 euros la place de ciné, à 30 euros le Blu-ray et à 20 le DVD, faut pas s’étonner des conséquences. C’est dégueulasse de leur mettre cela à portée de la main et de leur dire que c’est interdit. Le gamin qui est à 70 bornes d’une salle ou qui n’a pas d’argent, on lui dit « si tu télécharges District 9, tu vas aller en prison ». C’est juste dégueulasse. Je ne peux pas cautionner cela.


Site :
http://www.svmmac.fr/

Article original :
http://www.svmmac.fr/apple/news/00435/m ... sur-des-pc

Posté : 18 Jan 2010 18:03
par Guido
Le marché français du DVD cesse de chuter
LEMONDE.FR avec AFP | 18.01.10

http://www.lemonde.fr/technologies/arti ... 51865.html

Après avoir perdu plus d'un tiers de sa valeur en quatre ans, le marché français de la vente de DVD et de Blu-ray s'est stabilisé en 2009, enregistrant même une légère croissance de + 0,5 %, selon les chiffres publiés lundi 18 janvier par le Syndicat de l'édition vidéo numérique (SEVN).


Avant même qu' Hadopi n'entre en vigueur !

Posté : 18 Jan 2010 18:21
par Guido
Recherche scientifique : l’innovation nait de la liberté !
Par Hubert Guillau le 14/01/10 sur internetactu.net

http://www.internetactu.net/2010/01/14/ ... a-liberte/

...Leurs résultats montrent que les subventions sur projets produisent moitié moins d’articles en quantité et en qualité, par rapport aux financements plus ouverts.
Une étude qui met en évidence les effets des différents types de financements sur l’innovation et plaide pour une diversité des approches et des mécanismes et qui devrait en faire réfléchir plus d’un sur les modalités du financement de la recherche.


Je remets cet article déjà posté avant le crash de la base de données, car à mon avis, il y a beaucoup de points en commun entre la recherche scientifique et la recherche artistique...

Posté : 27 Jan 2010 16:31
par Lully
Court-métrage - La production (Arte)

http://www.dailymotion.com/video/x5unk6 ... shortfilms


Court-métrage - La diffusion (Arte)

http://www.dailymotion.com/video/x5un9f ... shortfilms


SRF Société des réalisateurs de films

http://www.dailymotion.com/video/x5vpuv ... shortfilms

Posté : 27 Jan 2010 20:28
par Lully

Posté : 30 Jan 2010 16:17
par Guido
Le cinéma interpelle Mitterrand
Paule Gonzales sur lefigaro.fr
29/01/2010

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/01/2 ... rrand-.php

Moins d'un mois après la publication du rapport Zelnik, les professionnels du cinéma via l'Association des producteurs de cinéma (APC) réagiss
ent

Posté : 08 Fév 2010 11:46
par Thorn
Deux procédures judiciaires contre le CNC

23.01.10

Le Syndicat national des techniciens et travailleurs de la production cinématographique et de la télévision (SNTPCT) a déposé plainte en août dernier devant le tribunal administratif de Paris contre le CNC au motif que le film « Babylon AD », tourné en Tchéquie, l’a été avec des techniciens de cinéma locaux qui n’avaient pas de carte professionnelle.
Or, la production avait bénéficié d’une aide financière du CNC. Le tribunal administratif peut soit rejeter la requête, soit donner raison au plaignant et ordonner à la société de production du film de rembourser une partie des fonds reçus.

Une plainte pour « faux, usage de faux et détournement de fonds publics » a été déposée auprès du procureur de la République de Paris, le 19 novembre 2009, contre le CNC par le réalisateur Iradj Azimi. Le plaignant estime que le comité de lecture réuni le 18 janvier 2007 n’était pas « légalement constitué » lorsqu’il lui a refusé l’avance sur recette. Pour Véronique Cayla, « M. Azimi a déjà entamé plusieurs procédures, sans suites ». De son côté, le parquet de Paris explique que cette plainte fera prochainement l’objet d’un classement sans suite ou d’une ouverture d’enquête.

Source :
http://www.leparisien.fr/

Article original :
http://www.leparisien.fr/cinema/actuali ... 788282.php

Posté : 12 Fév 2010 10:54
par Guido
Cinéma & Internet, la réflexion avance
Ecrit le 08 février 2010 par Sophie Boudet-Dalbin

http://fr.readwriteweb.com/2010/02/08/a ... reflexion/

Les salles seraient-elles vouées à disparaître ? Une chose est sûre, à force de vouloir se protéger, l’industrie cinéma risque de s’enfermer dans son tombeau, chose que l’industrie de la musique commence à peine à le réaliser.


Dans cet article dont je vous recommande la lecture, il y a des liens vraiment très intéressants !
A LIRE !!!

edit :

Dans les réponses à cet article, il y a ça :
http://www.lestempsdansent.com/les-muta ... forcinema/

Diplômé de l’Ecole Centrale et de l’ESSEC, Serge Hayat est directeur de la Chaire Médias Entertainment à l’ESSEC et Président des Soficas (fonds d’investissement défiscalisé dans le cinéma) Cinémage 1 à 5 et de Peopleforcinema, plateforme qui propose à des internautes d’investir sur des films bientôt à l’affiche, pour découvrir leurs coulisses et gagner de l’argent sur leur exploitation.

Posté : 25 Fév 2010 12:02
par Guido
Un dossier Culture et Recherche...

http://www.culture.gouv.fr/culture/edit ... /cr121.pdf

Si recherche et innovation sont deux termes presque naturellement associés, la reconnaissance de la créativité, et plus largement de la culture, comme facteur d’in- novation peut sembler plus nouvelle.

Pourtant, la culture entretient avec la recherche des liens forts et souvent anciens : tout d’abord avec les sciences humaines et sociales, mais aussi avec les sciences exactes (sciences de la conservation du patrimoine), les sciences et technologies de l’infor- mation et de la communication, ou encore les sciences de l’ingénieur.

La recherche culturelle fait l’objet, rappelons-le, d’un programme à part entière au sein du budget de l’État, et un accord-cadre formalise les relations entre le ministère de la Culture et de la Communication et le CNRS. Ces liens se développent encore davantage aujourd’hui avec le renforcement des activités de recherche dans les établissements d’enseignement supérieur Culture.

Posté : 06 Mar 2010 14:13
par Guido
Le cinéma, un secteur encore plein de promesses

de Foucaud, Isabelle | JDF | 05.03.201

http://www.jdf.com/societes/2010/03/05/ ... messes.php

Les chiffres sont éloquents. La crise n’a pas détourné les cinéphiles des salles obscures l’an dernier. Selon le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), la fréquentation des cinémas en France a atteint 200,85 millions de spectateurs en 2009, en hausse de 6% par rapport à 2008. Un record absolu depuis 1982, lorsque la barre des 200 millions d’entrées a été franchie pour la dernière fois. Et la tendance est au beau fixe en ce début 2010. En janvier, la fréquentation a augmenté de 23,7% sur un an.


Mais rien n'est gagné, puisque "le téléchargement illégal reste une menace majeure et ce, malgré la mise en application prochaine de la loi Hadopi2"

La grosse déception reste le semi échec de la grosse daube de Besson et ses miniluis... Encore un effet néfaste d'internet et du bouche-à-oreille sans doute...

Un article du Figaro... ;)

Posté : 09 Mar 2010 15:44
par Guido
Depuis Hadopi, le nombre de pirates en France a augmenté

Par Constance Jamet

09/03/2010 | Mise à jour : 14:01 Réactions (55)


http://www.lefigaro.fr/web/2010/03/09/0 ... mente-.php

...L'enquête a également fait apparaître un effet secondaire inattendu de la loi. De nombreux adeptes du téléchargement illégal ont déclaré acheter, parallèlement, des contenus numériques. Couper la connexion internet des utilisateurs de peer-to-peer pourrait réduire la taille du marché des contenus culturels numériques de 27%. Etendre la loi à toutes les formes de piratage numérique exclurait du marché la moitié des acheteurs. Loin d'avoir profité aux plateformes légales de téléchargement, Hadopi pourrait donc les fragiliser...


J'adore le Figaro ! En tout cas, ça commence vraiment à se voir que cette loi "Hadopi" nous a fait perdre beaucoup d'insouciance pour pas grand-chose...

Et ce n'est pas parce qu'elle sert à rien qu'ils vont la retirer : au fond de chaque "pirate", il doit bien y avoir un peu de "terroriste", voir du "pédophile" ! En tout cas des activités par très "catholiques"...

Posté : 10 Mar 2010 12:34
par Guido
Quelques chiffres et précisions sur la news précédente.... Sur Médiapart.

http://www.mediapart.fr/club/blog/vince ... e-bretonne

Posté : 11 Mar 2010 15:53
par Guido
Bilan de la production cinématographique en 2009

Communiqué de presse du CNC
Paris, le 10 mars 2010

http://www.cnc.fr/CNC_GALLERY_CONTENT/D ... cine09.pdf

Bilan de la production cinématographique en 2009
Plusieurs faits marquants caractérisent le bilan de la production cinématographique française en 2009 :
● Une activité de production en retrait mais qui démontre sa capacité à résister à la crise économique avec 1,1 milliard d’euros d’investissements.
● Un volume de production qui se maintient à un niveau élevé au dessus de 200 films agréés (230 films) légèrement en baisse par rapport à l’année 2008 mais équivalent au niveau de l’année 2007.
● Une diminution des investissements qui s’expliquent pour une part, mais pour une part seulement, par la surchauffe atypique de l’année 2008 (3 films qui représentaient 180 M€).
● Une forte baisse du nombre de films à gros budget et des investissements dans les catégories de devis élevés (96,5% de la baisse totale des investissements concernent les films à plus de 10 M€).
● Une bi-polarisation de la production moins marquée avec moins de films dans les tranches de devis extrêmes et une répartition plus homogène des investissements entre les différentes catégories en faveur des films aux devis situés entre 4 et 7 M€.
● Une activité de co-production avec 34 pays étrangers qui demeure dynamique.
● Une proportion record de premiers et deuxièmes films d’initiative française.
● Des investissements globalement en recul mais des aides publiques qui se maintiennent et amortissent la baisse sensible des mandats d’exploitation et des investissements provenant des chaînes de télévision.

Posté : 18 Mar 2010 08:52
par Guido
Des films lisses, polis et policés …
par G.B. sur le blog "Fondu au noir"

http://www.libelyon.fr/cinema/2010/02/d ... s-et-policés-.html#more

Parmi les instants qui ont une saveur toute particulière, je classerais volontiers le quart d’heure qui suit la sortie de la salle de cinéma, quart d’heure précieux où l’on tente de sortir la tête de l’écran pour faire le tri dans les images et les sensations.

Posté : 25 Mar 2010 18:07
par Thorn
Palmarès : trop cher payés

jeudi 25 mars

Tout travail mérite salaire... Et lorsqu'on est au top, tout travail mérite très gros salaire. Mais encore faut-il que le retour sur investissement soit à la hauteur des frais engagés. Dans le cinéma, c'est toujours la roulette russe...Et certains réalisateurs ont pu constater que des grands noms sur une affiche, ça ne remplit pas obligatoirement les salles.

Capital a ainsi analysé la rentabilité des comédiens en 2009. Sacrée surprise !

En 2009, les acteurs français les moins rentables sont... Christian Clavier, Jean Réno et Gérard Depardieu pour le trio de tête.

Explications : Pour le film La sainte victoire, Clavier a palpé un généreux cachet de 1,2 millions d'euros... Mais avec 95 000 entrées seulement, ce blockbuster incroyable a rapporté 50 centimes d'euro pour un euro investi...Deuxième sur la marche, Jean Réno. Pour Le premier cercle, un euro investi a rapporté... 81 centimes seulement.

Gérard Depardieu s'en sort moins mal, avec 1,5 million d'euros pour les deux films Diamant 13 et Bellamy, qui ont réalisé 450 000 entrées en salles. Un euro mis a rapporté 1,5 euro. Un solde positif mais en deçà des attentes de la production. En comparaison, pour Le petit Nicolas, un euros investi a permis de récolter 28 euros.Capital annonce que les autres comédiens dans ce triste palmarès sont Mathilde Seigner, Isabelle Huppert et Clovis Cornillac.

À l'inverse, la nouvelle génération séduit : les plus bankable en 2009 sont Valérie Lemercier, Kad Mérad, Gad Elmaleh, Dany Boon et Jean Dujardin.

Place aux jeunes, comme dirait l'autre.


Article original :
http://fr.movies.yahoo.com/blog-cinema/ ... cher-pays/